« Les mercredis de RCE »

[TRANSITION ECOLOGIQUE]

A l’heure où le gouvernement annonce un recul sur l’augmentation des taxes sur le carburant en janvier ( de 6,9 centimes pour le gazole et de 2,9 centimes sur l’essence), on se replonge dans l’encadré du n°20 sur “Comment financer la transition écologique ?” (https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2017-1-page-159.htm)  Le coût du moratoire est d’1,5 milliard d’euros de manque à gagner dans les caisses de l’État

“ Il apparaît ainsi que la question de la transition écologique est autant un enjeu politique et démocratique, qu’économique.”

“Le constat est implacable : le coût de l’immobilité face au réchauffement climatique est supérieur à celui de l’action immédiate (Stern, 2006). Le récent Accord de Paris a affirmé l’objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne de la planète « nettement en-dessous » de 2˚C et de poursuivre les démarches existantes visant à limiter l’accroissement des températures à 1,5˚C. Pour ce faire, il est estimé que tous les pays devront fournir un effort supplémentaire de réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre (GES) d’environ 30 % à horizon 2030 (Auverlot et Beeker, 2016). Comment financer cette transition ? Les réponses à cette question sont multiples et, dans ce court texte, nous n’analyserons que deux leviers qui nous apparaissent être les plus essentiels : d’une part, la mise en place d’un véritable prix du carbone, et d’autre part, l’utilisation du levier du crédit bancaire et de l’épargne.”

“Alors que certains considèrent le changement climatique comme résoluble avec des réformes « classiques », d’autres proposent une vision posant explicitement la possibilité d’une révolution de la pensée économique, de la comptabilité, des politiques publiques et de l’organisation des finances (Aglietta, 2011).”